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mercredi 10 juin 2015

Assassini

Tome 1 - Lame Damnée
de Jon Courtenay Grimwood
★★★☆


Résumé du quatrième de couverture :
1407. Venise est à son apogée. Le duc Marco est aux commandes... en théorie. Comme il est niais, son oncle et sa tante gouvernent à sa place. Ils règnent sur les mers, dictent les lois et semblent tout-puissants. En réalité, ils craignent les assassins meilleurs que les leurs. Une nuit, tout bascule.
La cousine du duc, qui devait être mariée de force, est enlevée par des pirates mamelouks. La guerre est inévitable. Au même moment, Atilo, l'assassin en chef de Marco, tranche la gorge de sa dernière victime. Il s'apprête à rebrousser chemin lorsqu'il aperçoit un garçon penché sur le mourant, en train de boire à sa plaie. La vitesse à laquelle il esquive un poignard et escalade un mur stupéfie Atilo.
Le maître assassin sait qu'il doit à tout prix trouver le garçon. Non pour le tuer, mais pour en faire son apprenti...



Mon avis :
- J'ai d'abord été attiré par la couverture avec son atmosphère très sombre, même si au final le garçon ne ressemble pas vraiment à ça. Après j'ai vu la comparaison : "Le meilleur roman de vampire depuis Lestat le Vampire d'Anne Rice" Je n'aime pas du tout ce genre de phrase car c'est souvent juste des coup de pub loin de la vérité. Je suis fan d'Anne Rice, alors je me suis dit pourquoi pas en fin de compte. Et comme je le pensais on ne peut pas comparer. 
- C'est un bon roman. Avec une histoire complexe, peut-être trop. Mais bon, j'étais épuisée quand je l'ai lu donc une deuxième lecture s'impose. Il y a beaucoup de personnage et on saute un peu trop de l'un à l'autre, ce qui rend difficile de rentrer dans l'intrigue au début. J'ai trouvé aussi qu'il manquait certaine scène pour expliquer un peu plus le quotidien ou faire le lien entre les événements importants. Par exemple, Atilo capture le garçon, et puis j'attendais avec impatience leur première conversation, pour voir comment il arriverait à apprivoiser cette étrange créature. Mais non, rien. On passe tout de suite, au début de la formation avec le garçon qui suit Atilo comme un petit chien, sauvage, mais quand même docile. 
- Comme je l'ai dit il y a pas mal de personnage, dont certains historique puisque descendants de Marco Polo. Heureusement, il y a un arbre généalogique pour s'y retrouver et une carte de Venise, même si je l'ai trouvé pas très précise. 
- Le garçon, appelé Tycho, est fascinant et mystérieux. Il a les cheveux long et argenté, ainsi que des capacités et appétit hors du commun. Très loin du jeune sur la couverture, n'est-ce pas ?Est-ce un vampire ou non ? En tout cas pas un comme en a l'habitude de le voir. Il y a quand même pas mal de mélanges avec des loups-garous, sorcières, vampires et anges déchus. Tout cela m'a laissé un sentiment de brouillon et de chaos. 
- Atilo, n'est pas très intéressant. C'est un vieux assassin sans cœur qui veut laisser un nouveau chef derrière lui. Mais je ne lui ai pas trouvé particulièrement de profondeur. 
- Guillietta, la cousine de Marco, est plus intéressante. Je ne l'ai pas vraiment cernée, et son histoire avec Léopold très bizarre et je me suis demander en quoi en fait ce personnage masculin avait servi à par à rendre jaloux Tycho. 
- Le style est adapté à l'époque où se déroule l'histoire. Mais j'aurais bien aimé qu'il y ait des notes de bas de page pour expliquer certains termes de l'époque et de l'architecture vénitienne, ça m'a empêché de bien me représenter l'environnement.
- Je ne sais pas pourquoi, mais le portrait que l'auteur peint de Venise ne me plait pas trop. Tout est trop sombre, malsain. Personne n'est heureux, il n'y a que du malheur, que des mauvaises personnes. On en voit que ces mauvais côtés. Dommage, je préfère la manière dont Anne Rice la dépeint, sous toutes ses coutures, bonnes ET mauvaises. 
- Pour conclure, un bonne histoire qui se perd un peu par moment, mais qui laisse encore pleins de mystère pour la suite. Peut-être un peu trop politique aussi. Au bout d'un moment, toutes les intrigues se mélangent et je ne savais plus qui avait fait quoi. C'est Tycho qui rend vraiment l'histoire originale et agréable. 



Extrait début du chapitre un :
"Le garçon, nu, était suspendu à des murs de bois, maintenu par les chevilles et un poignet. Il s'était battu des jours durant pour libérer sa main gauche, se brûlant la peau sur des fers incandescents en s'efforçant de dégager ses doigts. La lutte l'avait laissé épuisé et - pour être tout à fait honnête - pas en meilleure posture qu'auparavant."


568 pages
Editions Bragelonne, Le Livre de Poche

dimanche 8 février 2015

Les Nouveaux Contes des Vampires, Tome 2

Tome 2 - Vittorio le Vampire
d'Anne Rice
★★★☆

Résumé du quatrième de couverture :
Vittorio est un jeune noble qui partage son temps entre la Florence des Médicis et les terres de son père, dont le château domine la Toscane. Une existence dorée qui lui permet de bénéficier de tous les attraits de la Renaissance italienne jusqu'au jour où sa famille est massacrée par une confrérie démoniaque. Vittorio lui ne devra sa survie qu'à l'intervention d'Ursula, une vampire d'une stupéfiante beauté.
Dès lors, il n'aura de cesse de venger les siens. Partis à la recherche des démons pour les exterminer, il rencontre sur son chemin la guerre, les intrigues de cour et toutes sortes de mystères aussi bien sacrés que profanes.
Mais attention : celui qui nous raconte cette étonnante histoire est aujourd'hui... un vampire ! Que s'est-il donc passé ? Comment l'amateur d'art qui dialoguait avec les ange, l'adolescent assoiffé de vengeance a-t-il succombé à la séduction de la nuit ?

Mon avis :
De tous, c'est peut-être le seul qui peut se lire totalement indépendamment des autres car Vittorio n'a vraiment aucun lien avec les Vampires des ChroniquesUn résumé un peu trop détaillé je trouve, mais bon. Je l'avais déjà lu il y a plusieurs années. C'est loin d'être mon préféré parmi les livres d'Anne Rice, mais c'est quand même un très bon roman. 
- On découvre Florence au 15e siècle à travers Vittorio et son amour pour l'Art. C'est une approche vraiment charmante. On rencontre des personnes ayant réellement exister et même si l'histoire de Vittorio est au centre, l'auteur dépeint bien aussi la vie de ces hommes comme personnages secondaires.
- Le livre est vraiment court et se lit très facilement. C'est Vittorio qui raconte et son langage d'adolescent cultivé est agréable, même s'il est parfois naïf et se laisse facilement emporter par ses émotions. Après tout, il n'avait que 16 ans. J'aime bien la couverture en lien avec l'histoire.

Extrait début chapitre un :
"Tout jeune j'ai fait une rêve effroyable. J'ai rêvé que je serrais dans mes bras les têtes coupées de mon petit frère et de ma petite sœur. Elle étaient parfaitement immobiles et muettes, avec leurs grands yeux palpitants et leurs joues rougies, et j'étais tellement horrifié que, pas plus qu'elles, je ne pouvais émettre le moindre son. 
Ce rêve est devenu réalité.
Mais personne ne pleurera, ni sur moi ni sur eux. Ils ont été ensevelis, sans nom, sous cinq siècles de temps. "

240 pages
Editions Plon

lundi 5 janvier 2015

Les Aventures d'Arthur Brenac

Tome 1 - Le Secret de Diana Danesti
de Tony Baillargeat
★★★☆
Partenariat
Sortie le 17 janvier 2015

Résumé du quatrième de couverture :
Âgé de vingt-cinq ans, Arthur Brenac habite seul le « Grand Hôtel du Lion d’Or », vieille demeure située dans une venelle déserte tout près du cimetière du Père-Lachaise, dont la « façade se lézarde en de multiples veines qui lui donnent un aspect vivant et organique d’une beauté antique inavouable ».
...fixés au mur, douze tableaux anciens. Chacun dissimulant douze repaires, recelant trésors et secrets, et qui rassemblés entre eux par un méridien d’un genre particulier, dessinent sur le territoire français vu du ciel, un singulier zodiaque terrestre ...

Mon avis :
- Tout d'abord je tiens à remercier la maison d'Editions La Pierre Philosophale de m'avoir proposé ce partenariat et de m'avoir permis de découvrir ce livre.
- Ah, cela faisait un moment que j'avais envie de lire une histoire de quête mystérieuse et  de chasse au trésor. Et ce livre remplit fort bien ce deux points.
- Le style très élaboré, et pourtant très agréable, montre une véritable recherche dans l'écriture. Il y a beaucoup de références historiques, architecturaux et sur des œuvres d'art, mais tout est parfaitement expliqué dans le texte et par des notes de bas de pages.
- On découvre l'histoire et Arthur Brenac à travers les yeux de Pierre Laroche, brocanteur amateur de 56 ans qui rencontre le jeune hommes dans des circonstances particulières, qui vont changer sa vie. Arthur Brenac est un personnage complexe et bourré de mystères, qui ne sont d'ailleurs que peu élucidé dans ce premier tome. On plonge littéralement dans les mystères de l'Histoire et en particulier dans celle de la France et de la Roumanie. Tout cela jalonné de courses poursuites haletantes et de moments plus calmes où l'intrigue se met en place doucement. Il y a également une part de fantastique, mêlée à la psychologie des personnages. Tout ces éléments font merveilles pour perdre le lecteur dans les méandres des agissements d'Arthur Brenac et du Secret de Diana Danesti. Le peu d'informations que l'on apprend sur lui nous donne un petit aperçu de ce seront les prochains tomes. Je n'en dirais pas plus, car sinon je serais obligée de révéler des éléments de l'intrigue et c'est justement le mystère qui est le point fort de ce livre.

Extrait début chapitre un :
"Arthur Brena habitait dans une venelle déserte, parallèle au boulevard de Ménilmontant : rue Houdart. D'une longueur d'environ cent-cinquante mètres sur cinq de large, elle donnait l'impression d'être refermée sur elle-même, empêchant les bruits et les mouvements extérieurs de pénétrer son périmètre silencieux. Ce tronçon, comme étranger à ce monde, semblait vivre ainsi de sa propre immanence."

353 pages
Editions La Pierre Philosophale

samedi 5 juillet 2014

les Chroniques des Vampires, Tome 8

Tome 8 - Le Sang et l'Or
d'Anne Rice
★★★★

Résumé du quatrième de couverture :
Voici l'histoire de Marius, le plus raffiné, le plus "humain" des vampires. 
Né sous l'Antiquité, Marius a été le témoin du fracas de l'Histoire, l'admirateur des merveilles des arts, le mentor d'Armand et de Lestat. Il a traversé les siècles en philosophe, contribuant sans relâche à préserver l'équilibre entre le bien et le mal.
Mais quelles que soient les lois qui régissent la conduite des vampires, Marius a toujours une vengeance à assouvir...

Mon avis :
- J'avais lu ce tome il y a plusieurs années déjà et je ne me souvenais que des grandes lignes. Ce fut donc presque une entière découverte. Comme toujours, je n'ai pas été déçu. Anne Rice est vraiment la reine du surnaturel et de la sensualité. Comme toujours ce tome peut se lire en total indépendance de tous les autres. 
- J'adore la couverture, surtout par rapport à celle de Fleuve Noir. Celle-ci est classe et sobre. Le titre sort très bien sur ce fond noir. 
- J'aime bien Marius. On peut vraiment dire qu'il a la classe dans tous les sens du terme. Ici, il raconte son histoire à un vieux vampire viking qui vient de se lever d'un long sommeil. Il y a certaines parties que je connaissais déjà grâce à Lestat le Vampire et Armand le Vampire, et il n'y revient pas autant en détails, donc on a pas l'impression d'une répétition, mais avoir une vision globale de sa longue vie est vraiment super. Les parties historiques sont vraiment très intéressantes. Il est né sous le règne d'Auguste, au tout début de l'Empire romain. J'ai beaucoup aimé ses réflexions sur l'évolution de l'Histoire, surtout la partie sur les débuts du christianisme.  Il y est aussi beaucoup question d'Art, ce qui donne une touche vraiment colorée à l'Histoire humaine. 
- Le seul défaut, une fois que Marius a terminé son récit,  j'ai trouvé que le livre se termine de manière abrupte. L'histoire se finit en quelques pages à peine. J'aurais voulu en savoir plus sur Thorne, le vampire viking, ainsi que sur la belle Bianca. 

Extrait début chapitre un :
"Il s'appelait Thorne. Dans la langue des runes, depuis longtemps oubliée, son nom avait été plus long - Thornevald -, mais en devenant un buveur de sang, il était aussi devenu Thorne, et Thorne il restait, des siècles plus tard, rêvant au fond de sa caverne.
Une fois au pays des glaces, il avait espéré dormir à jamais, mais la soif l'éveillait de temps à autre. Il se servait alors du don céleste pour s'élever dans les airs et partir à la recherche du peuple des neiges.
Il se nourrissait d'eux, opérant avec prudence, ne leur prélevant jamais trop de sang afin qu'aucun ne meure par sa faute. Lorsqu'il avait besoin de fourrures ou de bottes, il les leur volait également, avant de regagner sa cachette."

699 pages
Editions Pocket

dimanche 15 juin 2014

Les Chroniques d'Alvin le Faiseur, Tome 6

 Tome 6 - La Cité de Cristal 
d'Orson Scott Card

Résumé du quatrième de couverture :
Sur l'injonction de sa femme Peggy, c'est à La Nouvelle-Orléans (Nueva Barcelona sous l'occupation espagnole) que se rend Alvin en compagnie de son beau-frère métis Arthur Stuart. Il y découvrira la fièvre jaune, le désespoir et la vindicte, qui l'amèneront à conduire l'exode de milliers de réfugiés : Noirs affranchis, pauvres Français, esclaves libérés des plantations de coton. Il devra pour cela affronter l'épreuve la plus rude et la plus spectaculaire de sa vie, puis se tourner vers son vieil ami le prophète rouge dont la loi régit le pays mystérieux à l'ouest du Mizzippy. L'heure approche de fonder la Cité de Cristal dont la vision le poursuit depuis son enfance. 

Mon avis :
- J'attendais depuis presque 2 ans pour lire ce tome. Je pensais que ce serait le dernier et je me suis tromper, et malheureusement le tome 7 n'est toujours pas sortit, alors que le six a été publier en 2003. Quelle horrible attente  pour une si merveilleuse oeuvre !
- Malheureusement l'histoire est un peu plus décousue que les autres tomes dû à un fait assez étrange. Alvin rencontre des personnages et les sauves, cependant ces événements ne sont pas contés dans le livres. Comme il y est souvent fait allusion et que ces personnages sont importants pour l'intrigue de ce tome, cela donne un sentiment d'incohérence.
- Ce tome pose les fondations de la cité de Cristal. Enfin ! Le soc d'or accompli son destin. Alvin est toujours aussi cool, mais souffre beaucoup dans ce tome. Arthur Stuart a maintenant 15 ans et il prend de plus en plus d'importance. Ses dons aussi se développent et j'adore sa façon de raisonner. Je pensais que Calvin serait devenu un peu plus sage, mais sa personnalité empire. Il m'est vraiment détestable et comme Peggy la femme d'Alvin, j'ai peur que celui-ci cause la perte d'Alvin.
- Je vais essayer de trouver les nouvelles qui content les événements survenant entre les tomes 5 et 6. J'ai bien aussi envie d'essayer une des autres séries de cet auteur. ^^

Extrait début chapitre un :
"Depuis quelques temps, on aurait dit qu'absolument tout le monde se donnait rendez-vous à Nueva Barcelona. C'était surtout des vapeurs qui amenaient les nouveaux arrivants. Malgré le brouillard sur le Mizzippy qui empêchait l'homme blanc de passer sur la rive occidentale, les bateaux montaient et descendaient le fleuve, lestés de passagers et de marchandises - autant dire qu'ils convoyaient de l'argent pour le déposer tout cuit dans le bec de ceux qui avaient la mainmise sur l'embouchure."

404 pages

mardi 20 mai 2014

Poèmes du Thé

 Poèmes du Thé 
de Bertrand Petit et Keiko Yokoyama

Résumé du quatrième de couverture :
A travers le rituel sobre de la cérémonie du thé, se transmet depuis plus de six cents ans au Japon, un véritable art de vivre où le partage du breuvage, fait selon des règles très élaborées, est avant tout un moment de communion, comparable avec l'eucharistie chrétienne dont l'apparition, en Extrême-Orient est étrangement concomitante avec la formalisation de cette cérémonie. Rituel de vie, rituel de mort, en interaction profonde avec le zen et le taoïsme, l'art du thé développe une esthétique dans laquelle toutes les autres disciplines ont un rôle à jouer - arrangement floral, peinture, architecture, calligraphie, et bien sûr, poésie, art majeur pour les Japonais.
Les poèmes présentés ici, écrits par Sen no Rikyu, l'un des plus grands maîtres du thé, déclinent l'essentiel de cet art, mettant ainsi, comme c'est souvent le cas dans l'Empire du Soleil Levant, la poésie au service de la pédagogie. 

Poème page 16 :
"はぢをすて人に物とひ習ふべし
是ぞ上手の基なりけり"
"haji wo sute hito ni mono tohi narafu beshi
kore zo jouzu no motoi narikeri"
"vous devez étudier et questionner en dépassant votre timidité 
c'est une bonne base pour apprendre"

Mon avis :
- Ah, le poème ci-dessus est mon préféré de tout le livre et me parle particulièrement, car j'étais très timide dans mon adolescence, mais grâce à ma détermination et mes études (de japonais justement), j'ai réussi à me dépasser.
- C'est un très petit livre avec le plus souvent un poème par page, présenté avec les caractères japonais, la prononciation en romaji et la traduction en français. De plus, il y a souvent aussi un photo du poème calligraphié. Vraiment pratique et charmant à lire. Parfait pour passé le temps, se détendre et réfléchir. 
- Certains poèmes ressemble à des instructions, surtout avec la traduction. Mais avec la poésie japonaise ils doivent prendre tout leur sens. 
- J'ai reçu ce petit livre de ma meilleure amie pour mon anniversaire. Merci, tu me connais si bien. ^^

79 pages
Editions Alternatives

jeudi 6 juin 2013

Les Chroniques des Vampires, Tome 6

Tome 6 - Armand le Vampire
d'Anne Rice
Mon résumé :
Désespéré par les révélations de Memnoch, Armand s'est offert au soleil. Les autres vampires le croit mort et le pleure. Cependant, il n'est pas mort. Le jeune vampire David va réussir à le convaincre de raconter son histoire. Armand va lui raconter comment il a rencontré Marius et sa propre descente aux enfers. Il ne se doute pas que sa rédemption pourrait être plus proche qu’il ne croit…

Mon avis :
- C'est mon volume préféré !
- Armand est également mon personnage préféré. On le voit vraiment évoluer au fil des pages. Armand est l'un des vampires les plus importants. Grâce à ce livre, on comprend ce qui s'est passé lors des évènements d'Entretien avec un Vampire, lorsqu'il avait rencontré Louis et Claudia. C'est très intéressant puisque l'on a désormais trois points de vu : celui de Louis dans Entretien avec un Vampire, celui de Lestat dans Lestat le Vampire, puis celui d'Armand. Les évènements sont racontés de telle manière qu'ils ne sont jamais ennuyeux ou répétitifs. Cela donne une réelle profondeur à l'histoire.
- Son histoire personnelle nous permet également de découvrir la ville russe de Kiev et la Venise d’il y a 500 ans. Les livres d'Anne Rice ont beau être des œuvres de fiction, il y a toujours une partie historique très intéressante qui rend l'intrigue très réelle.


Extrait trouvé sur Booknode (en attendant de mettre le mien) :
"Il monta les marches pour s’approcher de moi tout en restant à une distance polie. Marius avait toujours été un gentleman, alors même que le mot n’avait pas été inventé. La Rome antique avait sans doute disposé d’un qualificatif pour ce genre d’hommes aux bonnes manières infaillibles, qui mettaient un point d’honneur à se montrer prévenants, d’une courtoisie parfaite, envers pauvres et riches, sans distinction. Tel était Marius."

538 pages

lundi 10 septembre 2012

Les Chroniques d'Alvin le Faiseur, Tome 5

    Tome 5 – Flammes de Vie
d’Orson Scott Card
   
Résumé du quatrième de couverture :
1822. Philadelphie. En compagnie d’Arthur Stuart, d’En-Vérité Cooper et de Mike Fink, avec aussi le peintre Jean-Jacques Audubon, Alvin s’apprête à faire route vers la Nouvelle-Angleterre. Un territoire dangereux car les talents y sont tenus pour sorcellerie passible du bûcher…
Camelot, capitale des colonies de la Couronne où réside le roi Arthur en exil. C’est là que se rend Peggy la torche - Margaret Smith aujourd’hui – dans sa croisade abolitionniste : au cœur du système esclavagiste américain. Elle y rencontrera Calvin, le frère pernicieux d’Alvin, retour de France en compagnie d’Honoré de Balzac.
Brûlent, brûlent et s’éteignent les flammes de vie dans cette histoire différente et magique de l’Amérique, riche de promesses et de menaces.

Mon avis :
- Ce tome traite tout particulièrement de la sorcellerie, mais surtout des procès pour sorcellerie. J’ai eu la chance d’étudier un peu le sujet pour l’un de mes cours, et j’ai pu constater que l’auteur s’était beaucoup renseigné sur le sujet et l’a traité une fois de plus avec brio, mais surtout avec respect. Je me demande comment la relation entre Purity et En-Vérité va tourner ! lol
-Le thème de l’esclavagisme continue bien sûr et prend une tournure très originale, on découvre une manière magique pour supporter l’horreur de cette pratique, qui malheureusement existe toujours aujourd’hui.
- J’ai bien aimé suivre Calvin et Peggy. Et j’espère que cette rencontre aidera Calvin à évoluer, dans quel sens je ne le sais pas.
- Je n’en reviens pas que malgré le fait de la magie, cette saga soient si réaliste dans les comportements humains et les faits historiques. Je n’ai pas l’impression de lire un roman, mais la réalité.

Extrait du début du chapitre un :
"Arthur Stuart s’était immobilisé devant la vitrine du taxidermiste, captivé. Alvin Smith avait parcouru la moitié du pâté de maisons lorsqu’il s’aperçut que le petit métis ne le suivait plus. Le temps qu’il revienne, un grand Blanc questionnait le gamin.
« Où est ton maître, dis ? »
Arthur ne le regarda pas, les yeux rivés sur un oiseau empaillé dont l’attitude donnait l’impression qu’il allait se poser sur une branche.
« Réponds-moi, petit, sinon j’appelle l’agent…
L’est avec moi », fit Alvin.
L’homme devint aussitôt aimable. « Ravi de l’apprendre, l’ami. On se dit qu’un drôle de cet âge, s’il était libre, ses parents lui auraient enseigné le respect quand un Blanc…"

391 pages

Les Chroniques d'Alvin le Faiseur, Tome 4

    Tome 4 – Le Compagnon
d’Orson Scott Card
Résumé du quatrième de couverture :
Compagnon forgeron, compagnon Faiseur, Alvin est de retour chez les siens. Mais quelle est sa tâche aujourd’hui ?  "Je ne peux pas apprendre aux gens comment bâtir la Cité de Cristal si je ne sais pas moi-même de quoi il s’agit."
La Cité de Cristal : la vision dans la tornade du lac Mizogan, en compagnie du prophète des Rouges. Si peu de chemins de vie y conduisent ; Peggy Larner, Peggy la torche le sait bien.
Et l’ennemi de toujours choisit à présent des voies plus subtiles pour le détruire. Pièges, fuite, menaces, mensonges, délation, prison, tribunal, alvin n’est-il pas condamné au renoncement ?
Et le pire danger viendra peut-être de son frère Calvin, qui le jalouse au point de bientôt lui vouer une haine amère et décide de s’expatrier vers l’Ancien Monde afin de rencontrer Napoléon dont on sait le pouvoir redoutable.
L’Amérique n’est-elle pas trop petite pour deux hommes aux talents en puissance si formidables ?

Mon avis :
- Dans ce tome, Alvin est enfin un adulte et comme tout adulte, il doit prendre la responsabilité de ses actes et en assumer les conséquences. Fait que son frère Calvin n’a toujours pas compris. Celui-ci le jalouse tellement qu’il est aveugle à la vérité, et crée la sienne propre pour son propre malheur et celui des autres.
- On découvre un nouveau personnage important du côté d’Alvin. Il s’agit de l’avocat En-vérité Cooper. J’aime beaucoup ce personnage. Il possède une grande liberté de pensée et ses connaissances en droit font de lui une personne de grande intelligence. Du côté de Calvin, c’est deux personnages historiques qui arrivent. Napoléon que l’on a déjà rencontré pendant l’enfance d’Alvin dans le deuxième tome. Mais surtout Honoré de Balzac. Ici il n’est pas encore l’écrivain français célèbre que l’on connaît aujourd’hui ; il étudie les comportements humains et pense que Calvin va lui permettre d’apprendre encore mieux à comprendre le genre humain.
- J’adore vraiment comment l’auteur mêle le fantastique à l’historique. Un vrai génie ! Qui plus est, il traite de quelques vérités que les gens feraient bien de retenir. ^^

Extrait du début du chapitre un :
"Je croyais avoir fini d'écrire sur Alvin Smith. Tout le monde me répétait que non, mais je connaissais bien pourquoi. Par rapport que tout le monde avait entendu Mot-pour-mot et sa manière de conter. Ses histoires à lui, quand il a fini, sont joliment ficelées en un beau paquet et le pourquoi des événements n'échappe à personne. Ce n'est pas qu'il mette les points sur les i, notez bien. Mais on a l'impression que tout s'explique tout seul."
491 pages

dimanche 5 août 2012

Les Chroniques d'Alvin le Faiseur, Tome 3

Tome 3 – L’Apprenti
d’Orson Scott Card
Résumé du quatrième de couverture :
"Je suis une vigie sur un perchoir, se dit Peggy. Envoyée dans la mâture il y a seize ans, je n’en ai pas bougé depuis… "
"Je suis le Faiseur dont la torche parlait, se dit Alvin. Elle a vu que j’avais en moi de quoi devenir un Faiseur. Faut que je trouve cette fille et faut qu’elle me dise ce qu’elle a vu. Parce que je le sais : si je possède ces pouvoirs que je me suis découverts, ce n’est pas uniquement pour tailler la pierre sans les mains, guérir les malades ou courir dans les bois comme les hommes rouges, J’ai une tâche à remplir dans la vie et je n’ai pas l’ombre d’une idée sur la façon de m’y préparer."
Apprenti forgeron, apprenti Faiseur, Alvin est de retour au village de sa naissance. Sur sa route se dresse encore, multiforme, son mystérieux ennemi.
"Le Faiseur, c’est celui qui fait partie de ce qu’il crée", dit l’Oiseau rouge.

Mon avis :
- Un autre merveilleux tome ! Et qui touche un autre thème très sensible : l’esclavage. Il commence de manière très dure, je ne m’y attendais pas. Franchement, je ne sais pas comment l’espèce humaine fait pour se regarder dans une glace ! Ce qu’on fait à nos semblable, même encore aujourd’hui me fait atrocement honte.
- Sinon, l’histoire est un peu différente des deux premiers volumes, car elle prend vraiment deux chemins différents. On suit tour à tour Alvin et Peggy dans l’apprentissage de la vie et le roman se répartit sur six ou sept années. Le temps de l’apprentissage d’Alvin.
Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’Alvin et Peggy se rencontrent de cette manière. C’est très original, avec tous ces sorts. On ne voit presque pas les habitants de Vigor Church et la famille d’Alvin, sauf le Révérend qui atteint dans ce tome le summum de la monstruosité. On apprend par contre à mieux connaître ceux d’Hatrack. Et j’ai beaucoup aimé le nouveau personnage, Arthur Stuart, qui est vraiment trop adorable. J’ai hâte de voir comment il va évolué dans le prochain tome, ce petit chou. ^^

Extrait début du chapitre un :
"L’histoire d’Alvin le Faiseur, je la commencerai là où se manifestèrent les premières anomalies. C’était très loin dans le Sud, chez un particulier qu’Alvin ne connaissait pas et qu’il ne connaîtrait jamais. Ce fut pourtant lui le responsable d’une chaîne d’événements qui allaient l’amener à commettre un meurtre, selon les termes de la loi, le jour même où il achevait son apprentissage et devenait véritablement un homme."

442 pages

jeudi 12 juillet 2012

Les Chroniques d'Alvin le Faiseur, Tome 2

    Tome 2 – Le Prophète Rouge
d’Orson Scott Card 
Résumé du quatrième de couverture :
"La terre est avec moi, frère, dit Ta-Kumsaw. Je suis le visage de la terre, la terre est mon souffle et mon sang.
-. Alors j’entendrai battre ton cœur dans le pouls du vent, dit Lolla-Wossiky.
-. Je rejetterai l’homme blanc à la mer, dit Ta-Kumsaw."
1810, sur la Frontière des pionniers américains. Promis à l’avenir mystérieux et grandiose d’un « Faiseur », si les forces du mal ne parviennent à le détruire, Alvin a dix ans. Le voici qui découvre le monde des Hommes Rouges dont l’existence se confond aves les rythmes de la Nature et de sa « musique verte ».

Mon avis :
- Ouah, avec ce tome, cette chronique monte tout en haut de mes préférences. C’est vraiment  un coup de cœur. Je trouve extraordinaire la manière dont l’auteur a réussi à mêler le fantastique et l’historique. Et quel historique ! On ne sait pratiquement rien en Europe de l’histoire des USA et encore moins de celle sur les guerres avec les Indiens.
- Ici, des personnages historiques comme Lolla-Wossiky côtoient des personnages certes imaginaires, mais extraordinaires. J’adore vraiment le personnage d’Alvin, qui prend un peu moins de place dans ce volume. Il est toujours présent, mais les Indiens selon moi sont les acteurs principaux. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur traite les relations entre  les Hommes Rouges et la Nature. Franchement, ce qu’on fait les hommes blancs à cette époque est révoltant et dégoutant. Pour ces raisons, ce tome m’a laissé aussi un sentiment de tristesse et de honte.
- On peut diviser le tome en deux parties. La première qui revient un peu en arrière dans le temps, et qui explique les événements par les yeux de Lolla-Wossiky et son frère Ta-Kumsaw. Et la seconde où l’histoire reprend son cours au moment où Alvin va partir en apprentissage.
- J’ai vraiment hâte de lire le tome 3.

Extrait du début du chapitre 1 :
"Il n’y avait pas beaucoup de bateaux plats à descendre l’Hio, par les temps qui couraient, pas avec des pionniers à bord en tout cas, pas avec des familles, des outils, des meubles, des graines et quelques cochons pour entreprendre un élevage. Il suffisait de deux ou trois flèches enflammées pour qu’une tribu de Rouge s’en aille bientôt vendre un chapelet de scalps à moitié carbonisés aux Français de Détroit."

411 pages