Affichage des articles dont le libellé est Psychologie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Psychologie. Afficher tous les articles

mercredi 15 avril 2015

Le Cycle d'Ender, Tome 3

 Tome 3 - La Voix des Morts 
d'Orson Scott Card


Résumé du quatrième de couverture :
3000 ans ont passé depuis le massacre des doryphores. Mais seulement vingt-six ans pour Ender Wiggin. Paradoxe de la relativité du temps dans l'espace ! Hanté par sa participation au génocide d'un peuple, Ender poursuit sa quête : trouver une planète où il pourra enfin déposer le cocon de la reine des doryphores.
Serait-ce Lusitania ? Là vivent les piggies, drôles de petits cochons à l'esprit agile. Des êtres étranges, véritable énigme pour les hommes. N'ont'ils pas assassiné, sans mobile apparent, le scientifique qui les étudiait ? Une mort mystérieuse et rituelle. Ender s'est juré de découvrir la vérité sur ce meurtre. Malgré la peur et l'incompréhension des hommes.
La paix régnera-t-elle un jour entre des races aussi différentes ? Les hommes, les piggies et... pourquoi pas les doryphores ?

Mon avis :
- De nouveau, un tome splendide ! Sauf, la couverture de J'ai Lu, qui je trouve abominable. Elle doit représenter Ender et un Piggies, mais les proportions sont affreuses, sans parler de l'expression de l'humain, et le ridicule du piggies. Les piggies ressemblent à des cochons, mais ce n'en n'est pas. 
- Ici, Ender a 35 ans et pourtant, je n'ai ressenti aucun décalage avec le tome précédent où il était adolescent. Après tout, il se comporte comme un adulte depuis son plus jeune âge. Alors qu'il y a 3000, il était considéré comme le sauveur de l'humanité, maintenant, il est vu comme un monstre sans âme. Ce qui ne l'aide pas à faire face à sa propre culpabilité. 
- Ce tome est différent des précédents, dans le sens où on découvre une espèce totalement différente des humains. On connaissait les doryphores, mais on les a vraiment découvert seulement après leur destruction. Ici, les piggies sont encore vivants. Les êtres humains, après le Xénocide, ne veulent pas commettre la même erreur, et décident de les étudier, mais sans rien leur apprendre sur l'humanité, pour ne pas les influencer. Ce qui, bien sûr, va causer tous les problèmes. 
- On découvre de nouveaux personnages toujours aussi fascinants du points de vue de la psychologie. J'adore la carrière d'Ender, je trouve magnifique la façon dont il parle du mort en ne disant que la vérité, même si elle doit blesser. La famille a qui il vient en aide est très nombreuse et cache de lourd secret. Ender a quitté sa sœur avant de venir sur Lusitania, mais suite aux événements liés au piggies elle devrait le rejoindre dans le prochain tome. J'ai hâte de voir ce qu'autant d'années auront changées dans leur relation.

Extrait début du prologue :
"En l'an 1830, après la constitution du Congrès Stellaire, un vaisseau éclaireur automatisé transmit un rapport par ansible : La planète qu'il examinait entrait tout à fait dans le cadre des paramètres de l'existence humaine. La planète la plus proche ayant un problème de population était Bahia : le Congrès Stellaire lui accorda une autorisation d'exploration. 
Ainsi, les premiers être humains qui posèrent le pied sur ce nouveau monde parlaient portugais, étaient de culture brésilienne et de religion catholique. En 1886, ils descendirent de leur navette, se signèrent et baptisèrent la planète : Lusitania, ancien nom du Portugal. Ils entreprirent de répertorier la faune et la flore. Cinq jours plus tard, ils constatèrent que les petits animaux des forêts qu'ils avaient appelés porquinhos - petits cochons - n'étaient absolument pas des animaux."

447 pages
Editions J'ai Lu

Tome 3 - La Voix des Morts

vendredi 23 janvier 2015

Le Quatuor

Tome 1 - Le Passeur
de Lois Lowry
★★★☆

Résumé du quatrième de couverture :
Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n’existent pas. La désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellule familiales constituées avec soin par le Comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveau-nés inaptes sont "élargis", personne ne sait exactement ce que cela veut dire.
Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c'est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l’œil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux.
Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. 
Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.

Mon avis :
- J'ai découvert cette histoire grâce à sa sortie au cinéma. J'ai beaucoup aimé le film, mais comme il n'expliquait en rien la transmission des souvenirs et que la fin était assez confuse, j'ai décidé de le lire pour peut-être découvrir ce que je ne comprenais pas.
- Le livre est très bien aussi, mais il manque aussi pas mal d'explications, surtout sur la manière dont les souvenirs sont transmis et surtout pourquoi leur société est ainsi. La fin est plus claire, mais la même. 
- J'ai beaucoup aimé le concept de passeur et receveur, et j'aurais bien voulu en savoir plus sur le passeur et surtout ce qu'il devient, car après le départ de Jonas, on ne sait pas du tout ce qui se produit pour les autres, si leur plan a fonctionné ou pas. 
- Bien sûr le thème principal est la paix. Qu'est que les gens sont prêts à abandonner pour cela. Ici, on est à l'extrême car les gens ne savent même plus ce qu'est la mort et les émotions. D'ailleurs, dès le début, j'ai trouvé super cette paix, mais en même il y a cette atmosphère malsaine très lourde. 
- Le résumé est bien, mais il donne trop de détails sur l'intrigue. Par exemple sur le fait que personne ne voit plus les couleurs, enfin presque personne. 
- Une chose que j'ai trouvé dommage, alors que j'ai aimé le livre et le film, est de nouveau le fait que dans le film, ils ont augmenté l'âge du personnage principal. Douze ans dans le livre et 16/17 ans dans le film. Je veux dire ce n'est pas pour rien que l'auteur lui a donné cet âge-là.
- Pour finir, le style est agréable, mais très simple. Si le ressentit de Jonas est très détaillé, le reste ne l'est absolument pas. Très peu de descriptions des paysages ou habitations, de la société, etc. C'est pourquoi, il se lit très vite. 
- J'ai vu sur internet qu'il fait partie d'une série de quatre livres, mais que les trois suivants n'ont pas été traduit. C'est dommage, mais vu le niveau de langue il ne devrait pas du tout être difficile à lire en langue originale.

Extrait début chapitre un :
"On était presque en décembre et Jonas commençait à avoir peur. Non, ce n'était pas le bon mot, pensa Jonas. La peur, c'était ce sentiment de nausée profonde quand on présentait que quelque chose de terrible allait arriver. C'est ce qu'il avait ressentit un an auparavant lorsqu'un avion non identifié avait survolé la communauté à deux reprises. Il l'avait vu les deux fois."

235 pages
Editions L'Ecole des Loisirs

mercredi 21 janvier 2015

Le Cycle d'Ender, Tome 2

Tome 2 - Ender l'Exil
d'Orson Scott Card
★★★★

Résumé du quatrième de couverture :
A douze ans, Ender Wiggin a sauvé l'humanité de la menace des "doryphores", mais le retour au foyer lui est interdit : les rivalités nationales ont repris et les jeunes prodiges de l'Ecole de guerre suscitent convoitises et craintes. On lui propose alors l'exil vers la première colonie humaine sur une planète prise à l'ennemi, dont il de viendra le gouverneur.

Mon avis :
- Ce tome a été écrit bien après les autres, mais chronologiquement il traite des événements survenu juste après la victoire d'Ender, donc il est préférable de le lire à ce stade. 
- Dans ce tome, pour Ender, il ne s'écoule que cinq ans à cause des voyages spatiales et environ 78 ans pour la terre. On découvre comment et pourquoi Ender ne peut pas rentrer sur terre, détail qui avait juste été mentionné dans le tome un. On suit assez en détails sont premier voyage spatial jusqu'à la colonie. Ce qui nous permet de suivre Ender et la culpabilité qu'il ressent par rapport à la mort de ses ennemis. Il est toujours aussi intelligent et prêt à prendre ses responsabilités, même si elles ne sont plus martiales. Il est obsédé par les Doryphores et essaie de comprendre pourquoi la guerre a finit ainsi, alors que leurs ennemis étaient plus forts et plus avancés technologiquement. 
- J'aurais aimé avoir plus de détails sur les deux années qu'il passe dans la colonie, même s'il y fait une grande découverte.
- Je suis toujours sidérée de voir toutes les manipulations entre les personnages et comme leurs vies se croisent. Malgré le fait que le temps ne se déroulent pas à la même vitesse lors des voyages spéciaux, j'ai beaucoup aimé le fait que les personnages continuent d'avoir des contacts.
- Ces contacts prennent surtout place en début de chaque chapitre sous la forme de mails que les personnages s'envoient. Ils donnent de précieux détails et permettent de suivre la ligne de temps et de comprendre les événements qui se passent sur Terre et dans l'Espace.
- J'ai hâte de lire la suite et de voir ce que nous réserve Ender, maintenant qu'il est presque adulte.

Extrait début chapitre un :
"A : jpwiggin@gso.nc.pub, twiggin@uncg.edu
De :hgraff%dsco@ficom.gov
Sujet : En vue du retour d'Andrew

Cher John Paul et Theresa Wiggin,
Vous comprendrez que lors de la récente tentative de prise de contrôle de la Flotte internationale menée par le Pacte de Varsovie, notre seul souci au niveau de la Direction scolaire fut la sécurité des enfants. Nous sommes aujourd'hui enfin en mesure de réfléchir aux moyens à déployer pour les renvoyer chez eux.
Nous vous assurons qu'Andrew bénéficiera d'une surveillance permanente et d'un garde du corps tout le temps que durera son transfert de F.I. au gouvernement américain. Nous négocions encore le degré de protection que la F.I. continuera de lui offrir après le transfert.
Ls DSCO fait de son mieux pour d'Andrew puisse revenir à une enfance la plus normale possible."

463 pages
Editions L'Atalante

Tome 1 - La Stratégie Ender
Tome 2 - Ender l'Exil
Tome 3 - La Voix des Morts

lundi 5 janvier 2015

Les Aventures d'Arthur Brenac

Tome 1 - Le Secret de Diana Danesti
de Tony Baillargeat
★★★☆
Partenariat
Sortie le 17 janvier 2015

Résumé du quatrième de couverture :
Âgé de vingt-cinq ans, Arthur Brenac habite seul le « Grand Hôtel du Lion d’Or », vieille demeure située dans une venelle déserte tout près du cimetière du Père-Lachaise, dont la « façade se lézarde en de multiples veines qui lui donnent un aspect vivant et organique d’une beauté antique inavouable ».
...fixés au mur, douze tableaux anciens. Chacun dissimulant douze repaires, recelant trésors et secrets, et qui rassemblés entre eux par un méridien d’un genre particulier, dessinent sur le territoire français vu du ciel, un singulier zodiaque terrestre ...

Mon avis :
- Tout d'abord je tiens à remercier la maison d'Editions La Pierre Philosophale de m'avoir proposé ce partenariat et de m'avoir permis de découvrir ce livre.
- Ah, cela faisait un moment que j'avais envie de lire une histoire de quête mystérieuse et  de chasse au trésor. Et ce livre remplit fort bien ce deux points.
- Le style très élaboré, et pourtant très agréable, montre une véritable recherche dans l'écriture. Il y a beaucoup de références historiques, architecturaux et sur des œuvres d'art, mais tout est parfaitement expliqué dans le texte et par des notes de bas de pages.
- On découvre l'histoire et Arthur Brenac à travers les yeux de Pierre Laroche, brocanteur amateur de 56 ans qui rencontre le jeune hommes dans des circonstances particulières, qui vont changer sa vie. Arthur Brenac est un personnage complexe et bourré de mystères, qui ne sont d'ailleurs que peu élucidé dans ce premier tome. On plonge littéralement dans les mystères de l'Histoire et en particulier dans celle de la France et de la Roumanie. Tout cela jalonné de courses poursuites haletantes et de moments plus calmes où l'intrigue se met en place doucement. Il y a également une part de fantastique, mêlée à la psychologie des personnages. Tout ces éléments font merveilles pour perdre le lecteur dans les méandres des agissements d'Arthur Brenac et du Secret de Diana Danesti. Le peu d'informations que l'on apprend sur lui nous donne un petit aperçu de ce seront les prochains tomes. Je n'en dirais pas plus, car sinon je serais obligée de révéler des éléments de l'intrigue et c'est justement le mystère qui est le point fort de ce livre.

Extrait début chapitre un :
"Arthur Brena habitait dans une venelle déserte, parallèle au boulevard de Ménilmontant : rue Houdart. D'une longueur d'environ cent-cinquante mètres sur cinq de large, elle donnait l'impression d'être refermée sur elle-même, empêchant les bruits et les mouvements extérieurs de pénétrer son périmètre silencieux. Ce tronçon, comme étranger à ce monde, semblait vivre ainsi de sa propre immanence."

353 pages
Editions La Pierre Philosophale

mardi 9 décembre 2014

Le Cycle d'Ender

Tome 1 - La Stratégie Ender
d'Orson Scott Card
★★★★

Résumé du quatrième de couverture : 
Andrew Wiggin, dit Ender, n'est pas un garçon comme les autres. Depuis sa naissance, ses faits et gestes sont observés par l'intermédiaire d'un moniteur greffé dans son cerveau. Car ceux qui l'ont conçu ambitionnent de faire de lui le plus grand général de tous les temps, le seul capable de sauver ses semblables de l'invasion des doryphores. Et alors qu'Ender suit pas à pas le dur chemin de son apprentissage de guerrier, ses créateurs mesurent la gravité de leur choix : en donnant naissance à un monstre, n'ont-ils pas damné l'humanité elle-même.

Mon avis :
- Bien que je connaisse et aime déjà beaucoup cet auteur, je n'ai seulement entendu parlé de cette histoire que lorsqu'elle a été adapté en film. Film que je n'ai pas encore vu, mais l'histoire me tentait beaucoup.
- J'aime comme l'auteur présente les choses. Tous les chapitres ont une petite introduction : c'est une conversation entre adulte au sujet d'Ender et ensuite on suit Ender et les conséquences des choix de ces adultes sans cœur. La guerre justifie tous les moyens pour la gagner ? Je n'en suis pas sûre.
- Ender est génial. Il pourrait sembler ennuyeux puisqu'il est toujours le meilleur en tout, mais c'est surtout son esprit qui est intéressant de suivre, de voir comment il surmonte les épreuves malgré l'horreur de sa situation, parce qu'il se rend parfaitement compte qu'il est manipulé et isolé. On le suit depuis ses six ans jusqu'à environ ses douze ans. Et c'est dur, les maltraitances physiques et psychologiques sont affreuses, c'est vraiment un miracle qu'il n'ait craqué. 
- L'ennemi. Les doryphores, pendant presque tous le livre, même s'ils sont cités tout le temps, on ne sait presque rien sur eux. Ce n'est que vert la fin de l'entraînement d'Ender que l'on nous donne des détails et j'ai bien aimé ce suspense. 
- J'ai aimé "l'abominable" fin qui est grandiose et à la hauteur de tout ce qui s'est passé précédemment. J'ai hâte de lire la suite pour savoir comment Ender s'en remet et connaître un peu mieux sa sœur.
- Seul bémol : la couverture de cette édition n'a vraiment aucun charme, aucun attrait. Dommage.

Extrait début de l'introduction du chapitre un :
"- J'ai regardé par ses yeux, j'ai écouté par ses oreilles, et je vous dis que c'est le bon. Ou du moins le meilleur que nous pourrons trouver.
- C'est ce que vous disiez à propos de son frère.
- Le frère s'est révélé inadéquat. Pour d'autres raison. Rien à voir avec ses aptitudes.
- Pareil avec la soeur. Et il y a des doutes à son propos. Il est trop influençable. Trop prompt à se laisser submerger par les désirs d'autrui.
- Sauf s'il s'agit d'un ennemi.
- Que faut-il faire dans ce cas ? L'entourer en permanence d'ennemi ?
- S'il le faut.
- J'avais cru vous entendre dire que vous aimiez bien cet enfant.
Si les doryphores l’attrapent, ils me feront passer pour son oncle préféré.
- Très bien. Nous sauvons le monde, après tout. Allez-y."

380 pages
Editions Nouveaux Millénaires.

Tome 1 - La Stratégie Ender
Tome 2 - Ender l'Exil
Tome 3 - La Voix des Morts

dimanche 7 décembre 2014

Le Dieu dans l'Ombre

Le Dieu dans l'Ombre
de Megan Lindholm
alias Robin Hobb
★★★★

Résumé du quatrième de couverture :
Evelyn a 25 ans. Un séjour imprévu dans sa belle famille avec son mari et son fils de cinq ans, tourne à l'enfer puis au cauchemar absolu.
Une créature surgie de son enfance l'entraîne alors dans un voyage hallucinant, sensuel, inquiétant et totalement imprévisible vers les forêts primaires de l'Alaska. Compagnon fantasmatique ou incarnation de Pan, le grand faune lui-même... Qui est le Dieu dans l'ombre ?

Mon avis :
- Moi qui adore cette auteur, quand j'ai trouvé ce bouquin à la bibli que je ne connaissais pas du tout, je l'ai emprunté aussitôt. Et je ne le regrette pas. J'ai adoré me replonger dans son style.
- L'histoire tourne autour d'Evelyn, une jeune maman heureuse de sa vie et de son mariage. Jusqu'à ce qu'elle doivent vivre avec sa belle famille totalement différent d'elle et qui se mettent à contrôler la moindre parcelle de sa vie. Il y a énormément de psychologie dans ce roman, car on suit cette femme qui pourrait être nous et son parcours ou plutôt son combat pour rester elle-même au milieu de personnes qui sans même s'en rendre compte la rabaisse sans arrêt. 
- A côté de cela, son passé la rattrape par l'apparition de son ami d'enfance qui n'est pas humain et qui lui donne la possibilité de rester elle-même. J'aime beaucoup cette dualité entre le réel et le fantastique. Robin Hobb a parfaitement jouer avec. Toute la première partie du livre, les chapitres se divisent ainsi : un chapitre sur ce qui se passent dans le présent et un sur son enfance, ainsi de suite. Cela m'a permis  de complètement m'attacher à cette femme. Même si parfois j'avais envie de lui donner des baffes lorsqu'elle se laissait marcher sur les pieds, hmm, peut-être justement parce que je la comprenais trop bien, et que souvent je suis pareil. Il vaut mieux être soi-même que ce que les autres veulent que vous soyez, même si cela signifie être seul. C'est qu'ils ne vous méritent pas.  
- Quand je dis dans le présent, ce n'est pas de nos jours que se déroulent l'intrigue mais en 1976. J'ai bien aimé découvrir des pans de la vie des années 60 et 70, encore un petit plus à l'histoire.
- Pan et bien, c'est Pan. Il est fantastique, mystérieux et la vie naturelle. Le voyage qu'elle accomplit avec lui, lui permet de réapprendre à vivre après ce qui s'est passé avec sa famille. J'ai beaucoup aimé le côté magique, mythe et un peu nostalgique de son aventure. 

Extrait début chapitre un :
"En vol, le 11 mars 1976

Je cesse de regarder fixement par le hublot et me penche pour jeter un coup d’œil à mon fils, dans le siège à côté de moi. Il n'y a rien à voir dehors, de toute façon. A l'extérieur, du hublot ovale, la nuit sidérale défile en silence. Le ciel est couvert et seules, quelques étoiles sont visibles. Rien qui puisse empêcher mon esprit de tourner en rond. A l'intérieur, on entend le bruit des moteurs, le ronronnement des petits ventilateurs individuels qui brassent l'air confiné."

428 pages
Editions SW-Télémaque

jeudi 6 novembre 2014

Tokyo Ghoul

 Tokyo Ghoul 
de Sui Ishida

Résumé du quatrième de couverture :
Des créatures désespérées se tiennent dans les profondeurs de Tokyo...
Cachés au milieu de la foule, chassant les humains pour se nourrir de leur chair, elles sont connues sous le nom de "Goules"...
En croisant la route de l'une de ces créatures, un adolescent verra la roue de son destin tourmenté se mettre en mouvement...

Mon avis :
- Un coup de cœur phénoménale et immédiat ! Ce manga n'est Vraiment pas pour les âmes sensibles. Il y a beaucoup de scènes sanglantes et psychologiques très dures. 
- Dans un monde alternatif, les goules sont une réalité que tout le monde connaît. Ken Kaneki est un jeune homme de 18 ans qui fait ses études à l'université. C'est quelqu'un de banal, mais qui cache une grande solitude. Jusqu'au jour où il croise le chemin d'une goule. Attention, je révèle ici un événement qui a lieu au tout début du manga -> Kaneki est gravement blessé et les organes de la goule lui sont greffés. Sa vie change du tout au tout. Il n'est plus humain, mais pas une goules non plus. Comment faire pour survivre dans un monde dont il ne sait rien et qui est régi par la loi du plus fort ?
Malgré le fait que c'est un manga, l'histoire est développée à fond. La psyché des personnages aussi. En particulier Kaneki qui doit remettre en cause tout ce qu'il sait sur le bien et le mal s'il veut survivre. Et c'est pas facile. Manger de la chair humaine, alors que vous êtes un être humain ? 
- J'aime particulièrement le côté psychologique et tragique de ce manga. On voit d'abord que les les goules ne sont que des monstres sanguinaires, mais on se rend vite compte qu'elles n'ont pas le choix. Traquées et traitées comme des animaux, n'ayant pas ou très peu accès à l'éducation, celle-ci n'ont d'autres choix que de se conduire comme des monstres. 
- Les Colombes sont les chasseurs. Des inspecteurs entraînés pour tuer les goules qui ne les voient que comme des monstres incapables du moindre sentiments. Ils tuent sans discriminations pour venger les humains. Un cercle de mort sans fin animé par la haine de chacun des deux camps. Et Kaneki se retrouve au centre de cela. Dans cet enfer, il va découvrir des gens très différents de tous les préjugés que les humains véhiculent, mais à quel prix.
- Il existe aussi un anime du même nom qui reprend les sept premiers tomes. Il est bien, même si malheureusement l'histoire est modifiée et les événements mélangés et surtout, résumés au maximum. 
- Les dessins sont plus brutes que dans l'anime, mais cela donne une atmosphère plus sombre encore. 
- Je ne m'en lasse pas, que ce soit du manga ou de l'anime dont la musique est vraiment bien. 

Manga : 14 tomes au Japon (terminée), 8 en Europe. Une suite est en cours de publication.
Anime : saison 1 de 12 épisodes, saison 2 prévue pour janvier 2015.
Editions Glénat

Quelques images : 


vendredi 17 octobre 2014

Hurlevant

 Hurlevant 
d'Emily Brontë

Résumé pris sur Wikipédia et un peu modifié : 
Mr Earnshaw a deux enfants : un fils, Hindley, et une fille, Catherine. Un jour, il ramène d'un voyage un enfant abandonné de six ans : Heathcliff, dont l'origine restera inconnue. Hindley entre rapidement en conflit avec Heathcliff, au contraire de sa sœur qui en devient très proche. A la mort de leur père, Hindley devient le maître de la maison et Heathcliff est traité comme un moins que rien. Mais Catherine et Heathcliff s'aiment tendrement et leurs sentiments enfantins deviennent plus profonds encore à l'adolescence. Ils s'échappent fréquemment dans la lande pour rêver à des jours meilleurs. Jusqu'au jour où Catherine rencontre le jeune Edgar Linton, héritier de la propriété voisine...

Mon avis : 
- Un vrai chef d'œuvre ! A lire absolument. Le style de l'auteur est magique, je m'y suis perdue totalement.
- En réalité, l'histoire se déroule de nombreuses années plus tard. M. Lockwood s'installe dans l'ancienne propriété des Linton. Après avoir fait la connaissance de son ténébreux et mystérieux voisin M.  Heathcliff, il apprendra de l'une de ses servantes l'histoire tragique de la jeune Catherine et d'Heathcliff.
- J'aime beaucoup la façon dont l'histoire est contée par un témoin extérieur aux événements. Tous les personnages, et en particulier Heathcliff, possèdent une part d'obscurité que fait ressortir l'auteur. C'est une histoire d'amour, certes, mais d'un amour violent, sombre et dur, qui détruit deux familles.
- Après l'avoir relu, je pense encore plus que Cathérine est la plus responsable des événements tragiques survenus. Quelle personalité égoïste à tout point de vue elle a. Il est facile de comprendre pourquoi Heathcliff devient ainsi, mais elle, elle n'a pas vraiment d'excuse. 
- Une des choses que j'aime le plus dans ce roman, c'est l'évolution des personnalités selon les événements. Il suffit qu'un élément pertubateur apparaissent ou disparaissent pour que l'atmosphère change du tout au tout.  

Extrait début chapitre un :
"1801. - Je viens de rentrer d'une visite à mon propriétaire : c'est le seul et unique voisin dont j'aurai à me soucier. Ce pays est assurément magnifique ! Dans toute l'Angleterre, je ne crois pas que j'aurais pu fixer mon choix su un emplacement aussi parfaitement étranger au tourbillon de la vie mondaine. C'est un vrai paradis du misanthrope ; et M. Heathcliff et moi nous sommes si bien faits pour nous partager cette désolation à nous deux ! Quel admirable personnage ! Il se doutait bien peu de la chaleur des sentiments qui naissaient dans mon cœur à son égard quand j'ai vu ses yeux noirs se réfugier de si soupçonneuse manière à l'abri de ses sourcils, au moment où j'approchais sur mon cheval, et ses doigts se retirer plus profondément dans son gilet, avec une résolution jalouse, à l'annonce de mon nom."

471 pages
Editions Garnier Frères

samedi 7 juin 2014

Alpha Virginis

Alpha Virginis
de Frédéric Delval
★★★☆
Partenariat

Résumé du quatrième de couverture :
Parce que par amour, on peut faire des folies. Parce que les génies peuvent placer les limites au-delà de l’imaginable. Seul Julien Palombe pouvait réaliser la plus extraordinaire preuve d’amour qui soit. Pour montrer à Marie qu’elle avait eu tort de le quitter. Pour lui signifier que personne ne pourrait l’aimer comme il l’aimait.
Mercredi 10 avril 1799, dans la forêt, à quelques kilomètres de Mâcon. Un effroyable vacarme retentit dans la nuit. En secret, et dans l’indifférence générale, un homme amoureux vient de réussir un exploit sans précédent. Le premier vaisseau spatial construit par l’homme a pris son envol. Avec en point de mire, une étoile, son étoile, ou plutôt l’étoile de Marie. Alpha Virginis.
Julien pense fièrement maîtriser tous les paramètres de son voyage... Sauf qu’en 1799, on ignore tout de la relativité́ restreinte ! La théorie dit qu’à vitesse extrême, le temps se dilate sensiblement. Et le vaisseau de Julien atteint des vitesses extrêmes...
Quand la raison lui impose d’abandonner son projet de rejoindre l’étoile et de faire demi-tour, Julien revient sur Terre près de quatre années après l’avoir quittée. Il atterrit dans la jungle africaine... Pas en 1803, mais en 2010 !
Sa seule raison de vivre est désormais de retourner à son époque pour retrouver Marie. Avec pour fardeau un secret inavouable. Celui de venir du passé.

Mon avis :
- Tout d'abord je tiens à remercier la maison d'Edition du Panthéon de m'avoir proposé ce partenariat et de m'avoir permis de découvrir ce livre.
- Dès le départ le résumé m'avait énormément intrigué, même si j'avais un peu peur de tomber dans le cliché. Il y en a eu quelques-uns, mais ils étaient très bien traités. J'aime beaucoup ce genre d'intrigue et j'avais hâte de voir Julien à notre époque. 
- C'est le personnage principal. Il est très complexe et j'ai pris beaucoup de plaisirs à le suivre même si à plusieurs reprises j'ai détesté ses actions. Par exemple, son projet est extraordinaire, mais sa cause assez puérile. Mais cela le rend d'autant plus humain. Il a une capacité d'adaptation extraordinaire, personne d'autre que lui n'aurait pu y parvenir et surmonter tous ces événements. 
- L'amour est au centre de l'histoire. Pourtant, il se fait assez discret. Il dirige Julien du début à la fin et le rend assez naïf, mais d'une détermination à toute épreuve. Le côté science-fiction est très bien traité également. J'ai été surprise que Julien puisse utilisé des techniques de travail de la fin du 18e sans trop de problème dans le 21e siècle. Il a sans doute eu beaucoup de chance de commencer son acclimatation au Congo et non pas en France où il aurait été totalement perdu.  
- Je dois dire que la partie que j'ai préféré est la dernière, lorsque le secret de Julien est enfin révélé et surtout la manière dont l'auteur l'a traitée. Même s'il est vrai que parfois, tout comme le juge Dalla, j'étais un peu paumée avec les théories scientifiques. L'auteur joue très bien avec ses personnages qu'ils soient important où non, que ce soit au niveau des émotions ou de leurs actions passées et présentes. 
- Pour les deux seuls vrai point négatifs viennent de la présentation du texte. D'abord les chapitres sont divisés en paragraphes, mais je n'ai vu aucune logique à ces découpages. Parfois ils sont très longs et parfois font à peine deux lignes et coupe le rythme sans raison apparente. Ensuite, vient la façon dont sont écrit les dates. Vu le thème du livre il y en a beaucoup et ce fut très désagréable pour moi. Au lieu d'être écrites en chiffres, elles étaient en lettre. 1799 = mille sept cent quatre-vingt-dix-neuf. De plus, elles sont écrite à la française, mais qui suis Suisse, je devais toujours réfléchir à chaque date :  mille sept cent quatre-vingt-dix-neuf = mille sept cent nonante neuf. Le chiffre aurait gommé cette différence de langage. 

Extrait début chapitre un :
"- Du nouveau sur Palombe ? demanda le commissaire Duroy.
Comme à son habitude, il entra dans le bureau sans frapper. C'était un type aux allures de freluquet, mais qui dégageait beaucoup d'assurance. Il gardait sont crédit dans toutes les situations. Quant il prenait la parole, on avait toujours tendance à lui donner raison. Son front et ses yeux ridés lui conféraient encore plus de crédibilité. Il ressemblait parfois aux commissaires des vieilles séries allemandes, tant par son allure que par ses goûts vestimentaires. Il arrivait à l'inspecteur Maugier de craindre qu'un autre ne fasse le parallèle. Il aurait alors été campé dans le rôle de l'assistant hébété qui faisait la risée de toutes les ménagères de plus de soixante ans tous les jours après le treize heures."

334 pages
Editions du Panthéon