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lundi 17 février 2014

Les Chroniques du Chat Noir

Tome 1 - Le Lien
de Ghislain Meurlay
★★★☆
Partenariat

Résumé du quatrième de couverture :
Que feriez-vous si vous étiez un redoutable tueur en série ? Un tueur impitoyable, dont le seul nom fait froid dans le dos… Le Chat Noir. Que feriez-vous si votre dernière victime était le plus grand baron de la pègre ? Si nul n’était en mesure de vous dire où il est, ni qui il est ? Si c’était un « Fantôme » ? Et si la seule personne capable de l’identifier était un type bien, sans histoire ?
Que feriez-vous, si vous étiez le plus grand baron de la pègre ? Un baron impitoyable, dont le seul nom fait froid dans le dos… Le Fantôme. Que feriez-vous si du jour au lendemain, vos hommes de mains se faisaient éliminer les uns après les autres, par un tueur en série ? Si vous étiez le plus grand baron de la pègre, insoupçonné et insoupçonnable ? Et si la seule personne capable de vous identifier était un con, un emmerdeur ?
Que feriez-vous si vous étiez ce con, cet emmerdeur… mais qu’au fond vous êtes ce type bien, sans trop d’histoires ? Si vous vous retrouviez dans une guerre qui vous dépasse largement ? Si dans cette guerre vos proches étaient traqués, éliminés ? Et si la seule chance qu’ils aient de rester en vie, impliquait inévitablement votre mort ?

Mon avis :
- Tout d'abord je tiens à remercier la maison d'Edition du Panthéon de m'avoir proposer ce partenariat et de m'avoir permis de découvrir ce livre.
- Je dois dire que j'aime beaucoup la couverture. Elle recèle beaucoup de mystère et d'obscurité ; elle représente bien cette histoire.   
- Ce livre est un peu spécial comme le dit l'auteur dans l'avant-propos. D'ailleurs, je suis heureuse qu'il ait expliqué sa manière de l'écrire, car sinon je ne l'aurais peut-être pas aimé. Je dois l'avouer, je suis une grande fan des longues descriptions, et justement Ghislain Meurlay a écrit un livre avec le moins de descriptions possibles. L'avant- propos m'a donc bien préparé et je n'ai pas eu de mauvaise surprise. C'est aussi pour cela que le livre est très court. Du côté de la langue, le niveau est très accessible ; ce qui permet une lecture très rapide. 
- Au début, j'ai pensé que l'histoire était un peu simple, une histoire de vengeance. On fait la connaissance d'Ugo qui travaille dans une entreprise de pâtisserie, et de Samuel un nouvel employé. Tout de suite j'ai essayé de deviner qui était qui entre le "con", le "baron de la pègre" et le "Chat noir". L'auteur a su joué habilement sur leur identité jusqu'à la fin. Fin qui m'a bluffée, j'ai beaucoup apprécié ce retournement de situation. 
- Selon moi, le seul vrai point négatif est peut-être au niveau des personnages ; pas au niveau des personnages principaux, mais à celui de leurs proches. A cause du manque de descriptions, j'ai eu beaucoup de peines à me les représenter et à me souvenir de qui était qui. Cela m'a un peu embrouillé et gêné ma lecture. 

Extrait début du prologue :
"En 2008, à la suite d'une crise financière sans précédent, les Etats européens décident de mettre en place une nouvelle loi : la loi Eco. Cette politique de rigueur avait pour but de taxer un maximum les entreprises, les plus riches... mais également limiter le plus possible les dépenses nationales.
La première grande décision liée à cette politique était de couper les lumière dans les rues à partir de minuit. Mais dans un contexte pareil, les investisseurs se sont vus, les uns après les autres, quitter le continent, pour échapper aux trop fortes taxes. Du coup, de nombreuses entreprises firent faillite, laissant derrière elles, de nombreuses familles dans la pauvreté la plus totale."

120 pages
Editions du Panthéon

vendredi 16 août 2013

Les Assassins sont parmi nous

Les Assassins sont parrmi nous
de Pierre Bellemare

Résumé de quatrième de couverture :
Alexis Gruber ? Un homme de devoir qui élève pieusement ses six enfants et n'arrive jamais en retard à son travail. Un soir, pourtant, cet époux modèle va étrangler sa femme.
La mère d'Isabelle ? Le portrait de sa fille. Calme, réservée, exemplaire. Seulement, Isabelle se droguait en cachette et elle en est morte. Pour sa mère, c'est un assassinat. Et le coupable, cette femme si douce va l'écraser sans pitié.
Gerald Banidson ? Mais c'est le boulanger de Durham... Un garçon banal que rien ne distingue des autres, à part son regard triste, peut-être. Et le fait que certains soirs il tue des jeunes femmes avec un bas nylon. 
Ces trois-là et tous les autres, nous pourrions les connaître, parce que, bien souvent, "les assassins sont parmi nous". Paisibles retraités ou jeunes femmes au regard clair, mères de famille dévouées ou employés sans histoire, ils se fondent doucement dans notre paysage quotidien. Jusqu'au jour où ils tuent...
52 histoires, 52 vies que le crime fait basculer de l'apparente banalité à la tragédie la plus noire.

Mon avis :
Pierre Bellemare a vraiment un don pour la narration. Il sait parfaitement aborder ce thème tragique, mais ne fait jamais oublier que ces personnes ont toutes réellement existé, souffer, sont mortes et ont tué pour de vrai. Le plus frappant est vraiment le fait que ce sont des personnes ordinaires. On oublie souvent que la tragédie peut nous attendre dans notre propre entourage et c'est le genre d'histoire que ne passe que comme faits divers dans les journaux. 

Extrait de En Jaguar le dimanche :
"Mme la concierge a prévenu la police. Mme la concierge est profondément outrée. Son vilain menton exprime à la fois le mépris et une juste colère.
- Cette fille, monsieur l'agent ! Elle est encore partie faire la bringue avec je ne sais qui ! Et elle laisse son bébé hurler la nuit entière ! C'est un scandale ! Une fille comme elle, monsieur l'agent, ne devrait pas faire d'enfant ! Le bon Dieu ne devrait pas permettre ça !"

353 pages
Editions France Loisirs

dimanche 4 août 2013

Hannibal

Hannibal
de Thomas Harris
★★★★

Mon résumé :
L'intrigue se déroule environ dix ans après le Silence des Agneaux. Hannibal Lecter n'a toujours pas été retrouvé. L'agent du FBI, Clarisse Starling ne l'a jamais oublié, mais à cause d'une intervention qui tourne très mal, elle risque d'être virée. C'est ainsi qu'elle est reléguée au placard et doit reprendre ses recherches sur le célèbre Docteur. Seulement, elle n'est pas la seule à le chercher, Mason Verger, la seule victime d'Hannibal ayant survécu, rêve de lui mettre la main dessus. Où peut bien se cacher Hannibal "le Cannibale" Lecter ?

Mon avis :
Dans ce dernier volume nous retrouvons bien sûr l'agent Starling et Hannibal dont la relation évolue beaucoup au fil des pages.
Mason Verger est vraiment dégoutant, et je ne parle pas de son apparence. Son plan pour se venger du Docteur est affreux, et quand je pense qu’il livrait des enfants à son bras droit pédophile… Ce type a eu la fin qu’il méritait.
Le film est bien adapté comme les autres, sauf pour la fin qui a été complètement changée. Ce que je trouve honteux. Je sais que parfois, il faut faire des modifications pour que cela  colle à l'adaptation. Mais là ce n'était pas nécessaire. Ce qui a été changé est la tournure qu'à prise la relation entre Stirling et Hannibal. Cela conclut magnifiquement le livre et surtout la  saga, car on comprend certains éléments apparu dans Les Origines du Mal
Alors pour les fans qui n'ont vu que les films, je conseille de lire le livre, car la fin est époustouflante et n'a vraiment rien à voir avec celle du film. Je pense qu'ils ne pouvaient pas faire se terminer le film ainsi, même si tout le fil de l'histoire perd alors son sens. Lisez le Livre !

603 pages

samedi 3 août 2013

Le Silence des Agneaux

Le Silence des Agneaux
de Thomas Harris
★★★★

Résumé de Wikipédia :
Jeune étudiante du FBI à Baltimore, Clarice Starling est chargée par le directeur des sciences du comportement du FBI, Jack Crawford, de retrouver un dangereux psychopathe connu sous le pseudonyme de Buffalo Bill. Le tueur a déjà tué cinq femmes après les avoir écorchées. Et Clarice doit agir vite si elle veut empêcher la mort d'une sixième femme.
Elle requiert les services du psychiatre Hannibal Lecter, emprisonné à vie dans un hôpital psychiatrique pour plusieurs meurtres sanglants. Clarice va recevoir des informations du Dr Lecter, mais en échange elle devra donner des anecdotes sur son enfance. Et le psychiatre cannibale va peu à peu envoûter la brillante étudiante...

Mon avis :
Je me souviens de la première fois où j'ai entendu parler d'Hannibal Lecter, c'était quand ma mère m'a parlé du film, en me disant à quel point il était effrayant. La première fois que je l'ai regardé, il m'a laissé plutôt froide, je devais être trop jeune. Je n’avais pas vraiment compris le fond de l’histoire.
Ce troisième volet est pourtant le plus connu, c'est celui qui est sortit en premier en film. Et c'est aussi la première fois que l'acteur Anthony Hopkins a joué le rôle du célèbre cannibale. J'adore. ^^
Sinon, le film suit à la lettre le livre comme pour les deux premiers tomes, ce qui est bien. J'ai bien aimé que ce soit une jeune femme qui fait face aux tueurs; et j'admire le courage de la dernière victime. Elle a su se comporter comme il fallait pour survivre. Souvent dans les films d’horreur d’aujourd’hui, les victimes sont tellement stupides que j’ai toujours l’impression qu’elles n’ont aucun instinct de survie. Elles crient sans arrêt, se retournent sans arrêt lorsqu’elles courent ce qui fait qu’elles tombent, enfin tous les clichés. Je pense que quand une personne est réellement en danger de mort son instinct se réveille et elle fait tout pour rester en vie, même si malheureusement ce n’est souvent pas assez.

399 pages
Editions Albin Michel

Hannibal Lecter : Les Origines du Mal
Dragon Rouge
Le Silence des Agneaux
Hannibal

vendredi 2 août 2013

Dragon Rouge

Dragon Rouge
de Thomas Harris
★★★★

Résumé du quatrième de couverture :
À un mois d'intervalle, deux familles entières sont massacrées à leur domicile, l'une à Birmingham, l'autre à Atlanta. Jack Crawford, chef du département des Sciences du comportement du FBI, charge Will Graham de trouver celui que la presse a baptisé "le Dragon rouge". Par le passé, Graham a montré une aptitude incroyable à se mettre dans la peau d'un psychopathe en arrêtant le Dr. Hannibal Lecter, un assassin bestial. Il consulte donc Lecter, désormais emprisonné à vie, pour comprendre et analyser les comportements du tueur. Il constate qu'il a sévi la première fois un soir de pleine lune, et la seconde un jour avant la fin du mois lunaire. Le FBI a donc un peu plus de trois semaines pour mettre fin à ce carnage.

Mon avis :
Dans ce deuxième volet, nous apprenons comment Lecter a été arrêté. On le découvre pour la première fois sous les barreaux. Ce livre a aussi été adapté magnifiquement. Et Lecter est de nouveau joué par le brillantissime Anthony Hopkins. Dès quatre tomes, c'est celui que j'ai le moins aimé, même si on plonge littéralement dans la psyché du tueur en série Dragon Rouge. Attention âme sensible s'abstenir. ^^
Je trouve vraiment intéressant de suivre Graham et ses enquêteurs. J'aime beaucoup le côté enquête et profilage, et l'auteur c'est bien rendre ces éléments. On a pas vraiment l'impression d'être dans un roman, mais dans la réalité sur le terrain avec eux. 
On suit également le tueur, qui est vraiment effrayant. On découvre grâce à son passé la raison de sa folie. 

400 pages

jeudi 1 août 2013

La Saga Hannibal lecter

Hannibal Lecter, les Origines du Mal
de Thomas Harris
★★★★

Résumé (trouvé sur internet, mais je ne sais plus où, désolée) :
Lituanie, 1945. La guerre sur le Front de l'Est touche à sa fin. Dans la neige, un petit garçon, muet, une chaîne autour du cou : Hannibal Lecter. Sa famille et sa petite sœur ont été décimées sous ses yeux par les nazis, mais peut être pas de la même manière que les autres victimes...
Peintre renommé, son oncle le retrouve dans un orphelinat soviétique et le ramène chez lui à Paris. Sa femme, la belle et exotique Lady Murasaki, va aider le petit garçon à sortir de son cauchemar, à s'ouvrir au monde. Il devient le plus jeune étudiant en France jamais admis à la faculté de médecine.
Pourtant, contrairement aux apparences, les démons intérieurs d'Hannibal n'ont jamais cessé de le tourmenter. Il est temps pour lui de les affronter. Et de se venger...

Mon avis :
Voici le premier volet de la célèbre quadrilogie du tueur en série Hannibal Lecter. Tout le monde connaît au moins Le silence des Agneaux, célèbre film avec Anthony Hopkins.
Dans ce volume, nous plongeons au cœur du mal, à l’origine de la folie du docteur Lecter. J’ai découvert comment un être humain normal peut en venir à dévorer d'autres personnes. Et comment il est facile de devenir fou, de devenir un monstre.
J'ai beaucoup aimé ce livre, on plonge vraiment dans la psyché d'Hannibal, depuis sa plus tendre enfance. J'ai aussi beaucoup apprécié le côté japonais de l'histoire. Il est vraiment bien. Cependant je ne le conseille pas aux âmes sensibles. Après tout c'est un livre d'horreur. ^^

363 pages
Editions Albin Michel

Hannibal Lecter :  Les Origines du Mal
Dragon Rouge
Le Silence des Agneaux
Hannibal

mardi 30 juillet 2013

Ce Cher Dexter

 Ce Cher Dexter 
de Jeff Lindsay

Résumé du quatrième de couverture : 
Il est lui-même serial-killer quand il ne s'emploie pas à les traquer. Lui, c'est Dexter, expert au service médico-légal de Miami. Un homme tout à fait moral : il ne tue que ceux qui le méritent. Mais aussi très méticuleux : il efface toute trace de sang après avoir découpé les corps... Un jour, il est appelé sur les lieux d'un crime perpétré selon des méthodes très semblables aux siennes. Dexter aurait-il rencontré son alter ego ? Ou serait-ce lui qui... Impossible...


Mon avis : 
C'est le premier roman d'où la série télévisée "Dexter" a été inspirée. Même si l'histoire de la série prend des libertés et s'éloigne pas mal de l'intrigue du livre, les deux sont très bien. 
Le livre nous tient en haleine du début à la fin. Grâce aux mots, on peut vraiment pénétrer dans l'esprit de Dexter. Comme c'est un psychopathe, souvent ce qu'il pense réellement est vraiment surprenant et effrayant. Jeff Lindsay nous fait entrer de l'autre côté, du côté obscur. Nous avons plutôt l'habitude de suivre les inspecteurs qui traquent ce genre de monstres. Mais suivre l'un de ces monstres qui traquent d'autres monstres est très intéressant. Le livre comme la série fait preuve d'un humour très noir très agréable.
J'ai trouvé très intéressant de découvrir le métier d'experts en tâches de sang, ce n'est pas un travail qu'on voit tous les jours. Il est également intéressant de voir les rapport que Dexter entretient avec le sang que ce soit durant son travail ou son "hobby". J'ai été très surprise de la manière dont il voit Rita, la série est vraiment plus soft de ce côté-là. Pour l'instant, Dexter n'a vraiment qu'une seule chose de sacrée dans sa vie et c'est les enfant.

Editions Points 

samedi 8 juin 2013

Une Etude en Rouge

Une Etude en Rouge
de Sir Arthur Conan Doyle
★★★☆

Résumé du quatrième de couverture :
Au n°3 de Lauriston Garden, près de Londres, dans une maison vide, un homme est trouvé mort. Assassiné ?
Aucune blessure apparente ne permet de le dire, en dépit des taches de sang qui maculent la pièce alentour. Sur le mur, griffonnée à la hâte, une inscription : Rache ! Vengeance !
Vingt ans plus tôt, en 1860, dans les gorges du Nevada, Jean Ferrier est exécuté par de sanguinaires Mormons chargés de faire respecter la loi du prophète. Sa fille, Lucie, est séquestrée dans le harem du fils de l'Ancien. Quel lien entre ces deux événements aussi insolites que dramatiques ? Un fil ténu, un fil rouge que seul Sherlock Holmes est capable de dévider. Une intrigue tout en subtilités où, pour la première fois, Watson découvre le maître...
 
Mon avis :
Ah depuis le temps que je voulais lire du Sherlock Holmes, et bien voilà c'est fait.
J'ai bien aimé, mais si c'est pas un coup de coeur.
J'aime le style de Conan Doyle qui a une plume vraiment agréable. L'histoire se découpe en deux parties, la première où l'on suit l'enquête. La seconde où l'auteur nous compte l'histoire des personnes mêlées au crime afin que l'on comprenne les motivations de l'assassin. D'ailleurs on y apprend certains éléments sur l'histoire des Mormonts et c'est intéressant. J'ai pris plaisir aux deux parties, même si cela fait une grande coupure entre la capture du coupable et l'explication finale de Holmes, plusieurs chapitres en fait.
Sherlock Holmes a vraiment une personnalité particulière, il ressemble un peu à Docteur House, en plus humain. Parfois il est vraiment très dur avec les policiers qui lui demande de l'aide.
C'est Watson qui m'a le plus surprise. Je ne savais pas du tout qu'il avait fait la guerre et que c'est à cause d'une blessure par balle qu'il a quitté le front. Il est convalescent durant tout le volume. C'est la première rencontre entre les deux personnages, et Watson fait tout pour comprendre Holmes qui le fascine. Ah, j'allais oublié, c'est Watson qui racontre l'histoire.
Un des autres points que j'ai aimé, est bien sûr la découverte de la manière d'enquêter de la fin du 19e siècle, le début des procédés scientifiques et du profilage. Le problème souvent c'est que Sherlock Holmes n'explique pas ses raisonnements tout de suite et que c'est un peu dur de comprendre comment il parvient à ses conclusions. Heureusement, il s'explique très bien à la fin et tout devient clair.
 
Extrait début chapitre un :
"En 1878, reçu médecin à l'Université de Londres, je me rendis à Netley pour suivre les cours prescrits aux chirurgiens de l'armée ; et là, je complétai mes études. On me désigna ensuite, comme aide-major, pour le 5e régiment de fusiliers de Northumberland en garnison aux Indes.
Avant que j'eusse pu le rejoindre, la seconde guerre d'Afghanistan avait éclaté. En débarquant à Bombay, j'appris que mon corps d'armée s'était engagé dans les défilés ; il avait même poussé très avant en territoire ennemi. A l'exemple de plusieurs autres officiers dans mon cas, je partis à sa poursuite aussitôt ; et je parvins sans encombre à Kandahar, où il stationnait. J'entrait immédiatement en fonctions."

 


lundi 10 décembre 2012

Les Tueurs Diaboliques

Les Tueurs Diaboliques
de Pierre Bellemare et Jean- François Nahmias

Résumé du quatrième de couverture :
Les pèlerins de La Mecque se croient en sécurité. Mais leurs guides les abandonnent sur une île déserte où grouillent des crabes géants…
Elle est belle, elle est comtesse. Elle n’aime que les très jeunes amants. Mais ce n’est pas leur ardeur qui l’intéresse, c’est leur sang…
Par intérêt ou perversion, par vengeance ou par passion, ils tuent…
Ce sont des crimes atroces, nées dans l’imagination folle de héros peu ordinaires : les tueurs diaboliques.
Suspense, angoisse, horreur parfois…
Les tueurs diaboliques : 51 histoires à couper le souffle.

Mon avis :
Pour commencer, je ne vais pas mettre de note sur ce livre. Après tout, même si j’ai beaucoup aimé, les affaires relatées sont toutes vraies, ces gens ont tous existé. Je pense donc qu’il serait déplacé de mettre une note sur ce qu’on subit ces pauvres gens.
Cela faisait longtemps que je voulais lire un Pierre Bellemare. J’aime beaucoup sa façon de raconter les affaires criminelles à la télé et je n’ai pas été déçue.
Le livre contient 51 affaires criminelles résolues. Certaines datent de nombreuses années, même du 19e siècle. Et j’ai trouvé intéressant de voir comment les affaires criminelles étaient gérées selon les pays où les époques. Le fait que ce soit d'ancienne affaire permet qu'elles soient complètes, on apprend jusqu'au sort définitif du coupable. Aucune d’entre elles n’est très longue, ce qui permet une lecture très fluide et de pouvoir faire des pauses. En effet, certaines affaires sont particulièrement atroce et de penser que c’est la réalité est parfois difficilement soutenable. Âmes sensible s’abstenir.

Extrait début « Le Chemin de La Mecque » :
"Massouah, 21 avril 1951.
Une caravane traverse lentement ce port de la mer Rouge, sur la côte de l’Erythrée, à l’est de l’Afrique. La caravane réunit trois femmes, un homme et dix-huit enfants, plus deux chameaux lourdement chargés. C’est un spectacle quotidien dans cette ville de pêcheurs qui constitue l’une des étapes sur le chemin de La Mecque."
 
442 pages
Editions Le Livre de Poche

samedi 1 décembre 2012

Les Grands Détectives n'ont pas froid aux Yeux

Les Grands Détectives n’ont pas froid aux yeux
de Nishimura Kyotaro
★★★☆
 
Résumé du quatrième de couverture :
Que diable Maigret, Ellery Queen et Hercule Poirot sont-ils allés faire à Tokyo ? En les invitant, Monsieur Sato a son idée : se faire voler deux millions de dollars, sous leurs yeux. Quel plaisir d’offrir à ses détectives favoris le luxe d’une enquête sur le vif… Bien entendu, un vieux détective japonais est de la partie : Gokoro Akechi, le héros d’Edogawa Rampo (Lisez : Edgar Allan Poe).

Mon avis :
C’est une amie qui me l’a prêté il y a une semaine exactement. D’ailleurs je la remercie énormément. Ne pas lire est une véritable torture pour moi. ^^
Bon, je trouve que le concept de réunir quatre héros de romans policiers assez intéressant et bien traité. L’auteur s’y connaissait bien et a même joué avec les diverses intrigues de ces autres romans pour la sienne. Même s’il est vrai que sans connaître moi-même ces romans, c’était un peu dur à suivre. Heureusement tout est expliqué à la fin.
L’intrigue se passe au Japon en 68, ce qui nous donne un petit aperçu de la vie de l’époque. Et cela m’a fait rire de reconnaitre certains endroits que les détéctives ont visité.
Je suis contente car le coupable est difficile à trouver. On ne le devine pas des les premières pages heureusement, ce n’est qu’un peu avant la fin que je l’ai trouvé. C’est intéressant de voir le début du profilage qu’on connaît aujourd’hui. Même si j’ai trouvé un peu dommage que les détectives n’expliquent pas vraiment comment ils font pour savoir ces choses. Leurs explications tombent un peu de nulle part. En tout cas, j’ai passé un bon moment avec ce roman policier qui n’est pas très long. ^^
 
Extrait début du chapitre un :
"Se haussant légèrement sur la pointe des pieds, Mishima chercha Ellery Queen parmi les voyageurs qui passaient la douane. Il ne connaissait pas le visage du célèbre Américain, mais ayant lu ses nombreuses aventures, il s’en était une idée bien précise. En se fiant à cette image, pensait-il, il n’aurait pas de difficulté à le trouver ; Il avait donc accepté de venir le chercher à Narita."

252 pages
Editions Clancier-Guénaud

mercredi 31 octobre 2012

La Rivière Noire

La Rivière Noire
d’Arnaldur Indridason
★★★★
 
Résumé du quatrième de couverture :
Le sang a séché sur le parquet, le tapis est maculé. Egorgé, Runolfur porte le t-shirt de la femme qu’il a probablement droguée et violée avant de mourir. Sa dernière victime serait-elle son assassin ? Pas de lutte, pas d’arme. Seul un châle parfumé aux épices gît sur le lit. L’inspectrice Elinborg enquête sur cet employé modèle qui fréquentait salles de sport et bars… pour leur clientèle féminine.

Mon avis :
Ce roman a été une totale surprise pour moi. Cela fait presque deux moi que je suis au Japon, et ma famille m’a envoyé un premier colis. Qu’elle n’a pas été ma surprise et ma joie en y découvrant ce roman.
Je ne connaissais pas du tout. L’auteur est Islandais et je n’avais encore jamais lu de livre de ce pays. Le style de l’auteur est très agréable, fluide, mais sans être léger, ni trop simple, ni trop compliqué : parfait pour un bon polar. La seule réelle difficulté que j’ai eue, était avec les noms des personnages qui sont vraiment différent de ce qu’on lit tout les jours.
Les thèmes abordées sont vraiment très durs et d’actualité. Bien sûr, il y a le viol et le meurtre, mais ils ne sont que secondaire. Ici, c’est surtout la vengeance personnelle et le fait que les violeurs et autres détraqués sexuels ne sont pas assez, voir pas du tout puni par la loi. Que faire quand même le gouvernement se détourne des victimes ? Je vous laisse vous faire votre propre opinion. La mienne est toute faite, je suis Suisse et je trouve que pour certains cas la peine de mort devrait être à nouveau appliquée. N’hésitez pas à me contacter si vous voulez en discuter, j’en serais ravie.
J’ai trouvé que l’intrigue était bien menée et que le coupable n’était pas connu des les premières pages. On suit vraiment l’inspectrice pas à pas tout au long de son enquête.
En parlant d’elle, son personnage change un peu de ce qu’on a d’habitude. Déjà c’est une femme, mais surtout elle n’est pas jeune ni inexpérimentée. C’est une mère de famille aimante qui a ses propres problèmes. J’ai beaucoup aimé découvrir sa vie de famille et ses pensées à côté de l’enquête. D’ailleurs, l’auteur a très bien su mêler l’expérience de la vie d’Elinborg avec ses recherches.
Donc, c’est un très bon roman policier. J’ai passé des très bons moments, j’ai même dû ralentir mon rythme de lecture afin de le faire durer un peu.

Extrait du début du chapitre un :
"Il enfila un jeans noir, une chemise blanche et une veste confortable, mit ses chaussures les plus élégantes, achetées trois ans plus tôt, et réfléchit aux lieux de distraction que l’une de ces femmes avait évoqués.
Il se prépara deux cocktails assez forts qu’il but devant la télévision en attendant le moment adéquat pour descendre en ville. Il ne voulait pas sortir trop tôt. S’il s’attardait dans les bars presque vides, quelqu’un remarquerait sa présence. Il préférait ne pas courir ce risque."

358 pages
Editions Points